SAINT MALO 28 et 29 juin

SAINT MALO (28 et 29 juin 2014)

Trois bateaux ont répondu à l’appel :

OBERENN avec Olivier et Nathalie

PAPILLON avec Denis et Valérie

GENESIS avec Gilles et Nadège qui ont embarqué Patrick tout émoustillé à l’idée d’essayer un SO 32 et de vérifier si sa barre à roue était mieux adaptée à ses bras que celle d’un Dufour 40.

Samedi 28 juin : Départ groupé à 9 heures 30.

Olivier, la veille, nous avait annoncé une météo «sympa»….Elle le fut surtout pour nos voiles qui sont restées sagement roulées et logées dans leurs lazy bags  pendant toute la route. Pas la moindre petite risée, ni de petits mouvements de houle même au passage du cap FREHEL. La Manche ressemblait à un lac !

Les régimes de moteurs réglés à 4.5 nœuds toute la petite flottille à la queue leu leu fit route classique via Rohein, les Landas etc….

Vers 10 heures 30 après avoir vérifié que le pilote et le moteur fonctionnaient à merveille, Patrick nous proposa un petit breakfast agrémenté de pains aux raisins achetés à la boulangerie de Binic juste avant de partir. Sympa….

Après avoir passé les Landas, OBERENN  rejoint la côte pour étaler moins de courant mais comme nous ne sommes pas pressés et qu’il fait relativement beau et doux, il est décidé de poursuivre la route sans changer de cap et de déplier la table de cockpit pour faire honneur au buffet froid qui se trouvait dans le frigo…..

Après le repas et avoir laissé  Nadège et Patrick en veille et en grand bavardage, je vais m’adonner à une petite sieste réparatrice.

Au réveil et passé FREHEL, les trois bateaux se regroupent, pour faire route à vitesse réduite et sous une bonne averse vers la passe d’entrée sur SAINT MALO, où nous sommes accueillis par un banc de grands dauphins.

Etant un peu en avance OBERENN nous conduit  jusqu’à la zone d’attente devant l’écluse, où après avoir pris un coffre il nous accueille gentiment à couple sur son tribord, PAPILLON venant se mettre sur son bâbord.

Comme toujours les discussions vont bon train sur les conditions de navigation, la météo déplorable et j’en passe….avant que je commence à m’inquiéter des conditions de passage de l’écluse .Olivier me parle alors d’éclusiers exigeants,  de toulines et d’amarres de 30 mètres à faire passer ?!. Comme Denis sur PAPILLON, je n’ai aucune amarre de cette longueur à mon bord et Olivier nous propose de passer l’écluse à couple d’OBERENN.

Le haut-parleur de l’éclusier nous ayant averti de l’ouverture imminente, on largue tout pour se présenter devant la porte. Vu le nombre important de bateaux qui se présentent je pense que ça va être un joyeux bazar comme à PAIMPOL. Un fois les portes ouvertes j’ai vite compris qu’il y avait largement de la place pour tout le monde, me remémorant mes lectures concernant le passage de l’écluse de MIRAFLORES à PANAMA, les spectateurs sur gradins et les mulas en moins…

Comme convenu OBERENN a reçu les toulines, a passé ses amarres et nous a reçu à couples.

Je me suis aperçu avec un peu de retard et par inexpérience que c’était la pauvre Nathalie avec ses petits bras musclés qui maintenait les trois bateaux en place en se cramponnant à son amarre ! Je me ferais pardonner au  passage de sortie.

Direction le ponton visiteur bien encombré, où nous nous amarrons à couples en troisième et quatrième lignes, mais pas trop loin des sanitaires.

Le seul moment sportif de la journée, consistera à enjamber 7 lignes de filières à des hauteurs différentes, les bras chargés de bouteilles, de cacahuètes et de saucisson pour rejoindre PAPILLON, où Valérie et Denis nous avaient conviés à un apéro.

Patrick me confiera être un peu déçu de n’avoir pu profiter pleinement de la barre de GENESIS. Ne t’en fais pas mon gars, tu te rattraperas demain, la météo annonçant du 5 près serré, bon plein !

Après un petit souper frugal (sans soupe) réunion des équipages pour une petite virée nocturne dans l’intra-muros.

 Olivier, qui semble connaître les lieux et les bonnes adresses, conduit directement la petite troupe vers «  le coin d’en bas de la rue du bout de la ville d’en face du port », où se trouve un estaminet du même nom. IL  y avait de la lumière et nous sommes entrés dans cet endroit complétement loufdingue et atypique, comme il n’en existe qu’en Bretagne. Le décorum laisse bouche bée et les mots me manquent pour apporter un semblant de description ! Il y a un site sur internet qui mérite une petite visite virtuelle.

Les dames se laissent tenter par un « MALO SAINT » dont malheureusement je ne me rappelle plus la recette (faudra que j’y retourne et pour ce faire j’ai acheté deux amarres de 20 mètres dès le retour à BINIC)

Vers 22 heures 30 retour aux bateaux par les remparts en partie haute et par les quais en partie basse.

Le long d’un quai au pied des remparts se  trouve stationné un magnifique Ketch tout neuf sorti d’un chantier non identifiable et immatriculé en Suisse. Il est vrai que d’immatriculer un tel bateau en France risquerait fort d’éveiller les soupçons de l’administration fiscale. Chacun s’extasie sur les éléments d’accastillage de dernière génération et notamment sur la taille des winches d’un diamètre supérieur à celui d’un tambour de sèche-linge ! Je reste songeur en pensant que  le mât et la bôme doivent bien valoir à eux seuls le prix de mon bateau….

Le marchand de sable étant passé, et pour continuer les rêves, chaque équipage regagnera son bord pour une extinction rapide des feux.

Dimanche 29 juin  Grand beau soleil au réveil. Après les petits déjeuners et les ablutions matinales, Olivier  annonce le passage de l’écluse pour le dernier sassement de 11 heures, ce qui nous permet de faire une petite promenade en front de mer et de constater que les prévisions météos sont justes. Il y a du vent !

A l’heure dite, le passage de sortie de l’écluse se fera dans le même ordre, sauf que cette fois j’aurais à cœur et le geste de prendre une amarre d’OBERENN pour maintenir les 3 bateaux en position et éviter ainsi des souffrances musculaires à Nathalie.

La sortie de Saint Malo se fera avec un bon vent dans le nez établi au Nord-Ouest et de force 5.

Quelques degrés de barre sur bâbord et route au près fort serré sur le cap Fréhel avec un ris dans la grand-voile et le génois légèrement roulé. J’essaye de suivre la route d’OBERENN mais force est de constater que je suis pénalisé par mon petit tirant d’eau. Peut-être que les auloffées et le courant nous permettront de passer Fréhel sur un bord. Que nenni, comme pour OBERENN, il nous faudra virer pour gagner le large.

La mer est relativement agitée, mais le bateau étant bien équilibré, nous pourrons tranquillement engloutir les sandwiches que Nadège avait précautionneusement préparés avant le départ. L’air du large, ça creuse !

Après quelques miles au large, nouveau virement de bord pour faire cap sur le passage d’Erquy au bon plein. OBERENN disparaît rapidement à l’horizon et il y a bien longtemps que nous avons perdu de vue PAPILLON sur l’arrière.

Je passe alors la barre à Patrick qui peut enfin se faire plaisir à 6,5 nœuds de moyenne, voire plus sur le fond. Il me confie que la barre à roue lui convient parfaitement et il ne la lâchera plus jusqu’à BINIC me laissant le soin de régler les voiles et de vérifier le cap !

Ça va vite et en sortie du passage d’Erquy, nous remontons sur un bateau. A  ma grande surprise et en le doublant je m’aperçois qu’il s’agit de PAPILLON. Comment a-t-il fait pour être devant ? Denis m'avouera par la suite avoir mis au moteur pour passer le Cap Fréhel car étant en équipage réduit les conditions de navigation commençaient à être un peu difficiles pour lui.

En baie de SAINT BRIEUC, le vent continue à forcir avec de bonnes rafales à 6 rendant la mer bien chaotique, mais toujours sous un soleil généreux. Patrick ayant du mal à tenir le bateau sur son cap, j’ouvre un peu la grand- voile, ce qui nous donnera un peu de confort mais nous fera perdre un peu de cap. Mais ce n’est pas grave, comme il reste quelques miles à parcourir on rattrapera au moteur.

Vers 17 heures 30 nous rejoignons OBERENN  qui est au mouillage devant la jetée du port et comme il est encore tôt, nous faisons de même en attendant l’ouverture de la porte. On en profite pour ranger le bateau et prendre quelques moments de détente physique devant un petit gouter.

PAPILLON après quelques petits détours dont il a le secret, nous rejoindra  par la suite pour rentrer au port après cette belle et sportive journée de navigation.

Merci à Nathalie et à Olivier pour nous avoir guidé avec beaucoup de gentillesse pendant ce week end malouin. Merci à Valérie et Denis pour l’apéro du samedi soir et pour leur habituelle jovialité. Merci à Patrick d’avoir été un équipier en tout point remarquable sur GENESIS.     

 GILLES

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