JERSEY

JERSEY (week end de l’Ascension) 

Du 29 au 31 mai 2014

Au programme initial il était prévu “Sortie sur Roscoff”, mais les conditions météorologiques annoncées, laissaient entrevoir une navigation longue, difficile et une arrivée très très tardive….Il fut donc décidé à l’unanimité générale des participants (skippers et équipiers) de faire route avec de conditions un peu plus confortables vers JERSEY.

OBERENN avec Olivier, Nathalie, Anne et Patrick, largue donc ses amarres vers 8 heures 30.

GENESIS avec Gilles et Nadège qui, arrivés dans la nuit, ont profité d’une demi-heure de sommeil en plus, largue ses amarres vers 9 heures.

Le premier se permet un petit détour par les roches de ST QUAY. Le second  trace la route  par la Caffa et le Grand Léjon. Passé le Grand Léjon, le vent calme au départ s’établit à 18 nœuds avec une mer plus chaotique de trois quart arrière et par moment un petit crachin bien breton, nécessitant une navigation attentive et des actions de barre quasi permanentes pour tenter de tenir le bateau sur une bonne assiette.

Vu l’allure portante et le vent d’ouest généreux les miles défilent rapidement mais sur GENESIS et compte tenu des conditions de mer, Nadège rend l’âme et par la même occasion son petit déjeuner, promettant, avant de s’engouffrer de sa cabine, qu’elle ne remettrait plus jamais les pieds sur un bateau… (Promesse vite oubliée au réveil en vue des côtes de JERSEY) .

Après environ 8 heures de navigation  bien humide (c’est long 8 heures tout seul à la barre sans pouvoir mettre le pilote !) GENESIS avec son équipière bien réveillée et ayant retrouvé l’usage de la parole,  entre dans le port de JERSEY à la recherche d’OBERENN.

Horreur et stupéfaction ! Non seulement on arrive un peu tôt, mais de surcroit environ 80 bateaux alignés à couple sur trois rangs dans le travers de l’avant-port attendent devant le seuil d’entrée de la Marina. OBERENN est dans le tas mais impossible de le repérer vu la masse.

Après environ 2 heures à faire des ronds dans l’eau et à visiter les petits recoins du port de ST HELIER et de ses alentours, GENESIS se présente enfin dans la marina pour y croiser OBERENN en route vers un nouvel appontement après quelques péripéties avec la capitainerie du port vu son important tirant d’eau.

L’avantage avec un gros bateau c’est de pouvoir se loger dans des endroits calmes. J’ai déjà pu le vérifier à plusieurs reprises ! GENESIS quant à lui, après s’être faufilé entre trois rangs de bateaux parvient finalement à se mettre cul à quai, bien calé entre deux bateaux à moteur. Ce n’est pas vraiment le grand calme vu l’environnement mais nous sommes bien contents d’être  logés et en plus nous avons le bonheur d’avoir un branchement électrique.

Une fois les amarres passées, Olivier se précipite pour nous convier à un apéro sur OBERENN et c’est avec un grand plaisir que nous nous dirigeons vers le ponton des grands yachts et son environnement calme et feutré.…. .Je me rappelle juste que l’ambiance à bord fut très conviviale et amicale avant que je ne sombre assez rapidement dans un état semi comateux, non pas dû à un abus d’alcool, mais plutôt à un gros coup de fatigue !

Extinction des feux après un petit souper frugal agrémenté de petites pilules pour calmer les vieilles douleurs musculaires !

Vendredi 30 Mai : au réveil vers 10 heures (je ne me rappelle plus s’il s’agissait de l’heure anglaise ou française) : tempête de ciel clair, plein soleil et température quasi estivale !

Les équipages s’éparpillent dans le centre commercial de ST HELIER, certains ou certaines pour répondre à des pulsions mercantiles. La recherche d’une boite métallique joliment décorée et contenant du thé s’avérera être un challenge redoutable….qui nous conduira jusqu’à l’heure du repas de midi.

Pour l’après midi Olivier et Nathalie nous proposent une excursion à partir de la gare routière de  SAINT HELIER vers SAINTE CATHERINE et retour à pieds vers GOREY par le chemin côtier. En fait, pressés de prendre le premier bus, nous ferons l’inverse. Belle ballade bucolique et quelquefois sportive avec franchissements d’obstacles provoquées par d’importants glissements de terrains non stabilisés….le tout sous un soleil généreux.

Arrivés à SAINTE CATHERINE, les langues bien pendantes, ce fut la consternation et la désolation générale. Les brasseries locales ont complétement oublié cet endroit, où les troquets ne servent que des boissons enfantines ! Tous nos rêves de bonnes chopes de bière bien fraiche ne nous lâcheront plus jusqu’au retour à SAINT HELIER où nous avons pu constater qu’il est illusoire, en fin de semaine et quand il fait beau, de trouver une place dans un quelconque débit de boissons.

Heureusement, tout le monde s’est vite retrouvé sur GENESIS pour un apéro, où Nadège toujours prévoyante avait empli le frigo  de cannettes de bières belges et autres boissons désaltérantes mais à consommer avec modération.

La soirée se poursuivra dans la bonne humeur par :

-Un  resto Fish & chips avec une bonne pinte de bière

-une petite balade digestive et nocturne dans St HELIER  où l’une d’entre nous a vu « un totem » ! Personnellement je n’ai pas vu les indiens !

-un retour sur GENESIS pour une tisane ou un alcool fort au choix avant de rejoindre les couchettes.

Le tout (et là je me rappelle bien) dans une ambiance très conviviale et amicale.

Samedi 31 Mai : Après les ablutions matinales, et vers 11 heures OBERENN et GENESIS larguent les amarres, pour faire route de retour vers Binic, toujours sous un soleil généreux et avec un petit vent de 10 à 12 nœuds de travers. OBERENN en profite pour sortir son spi et disparaître à l’horizon. Sur GENESIS après le repas et après avoir mis le pilote et Nadège en veille, j’en profite pour aller faire une petite sieste. Rien que du bonheur…

Donc route de retour calme, reposante et bronzante avec la digue du port de BINIC, en approche vers 20 heures 30.

Tous les vieux gréements de la fête de la morue sont de sortie et animent l’entrée de l’avant-port sous un soleil couchant magnifique faisant éclater une multitude de couleurs typiquement bretonnes.

C’est avec ces belles images, ces bons souvenirs et autres anecdotes que chaque équipage rejoindra son appontement avant de plonger pour certains dans l’ambiance finale de la fête de la Morue et pour d’autres dans un sommeil profond.

GILLES

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