Billets Année 2014

Triangle de la Baie vu par SWELL

Le triangle de la Baie vu par SWELL

 

Super triangle qui nous a donné tous les bonheurs : Soleil, petit vent 3-4 B, belles images des falaises  de Plouha etc....

Vendredi 25 Juillet:

dare) et en voiture Nadège et Gilles (GENESIS). J'ai eu le temps de préparer l'apéro ponton traditionnel. On se tasse dans le cockpit de SWELL: grignotage, vin rosé, Vouvray....Douceur du soleil qui descend....On refait le monde jusqu'à la naissance de la 1ère étoile et la dernière goutte des bouteilles....

Samedi 26 Juillet:

2ème étape ! Vent de Nord-Est 2-3 B comme hier; beau soleil ! Toute la flottille quitte Dahouët à 9 H. Devant " Rohein " le vent tombe, on marche à 3-4 nœuds !....tranquilles !....un temps à mettre la ligne à maquereaux si j'avais pas la flemme !!! Vers 11h le vent tombe complètement !.....On marche à 1,8 nœuds (ce n'est même plus une vitesse à maquereaux) Il ya 2 heures que nous sommes partis et nous sommes encore devant Rohein. Il va falloir mettre les gaz !....Olivier dit qu'il faut se rapprocher de la côte pour avoir le courant avec nous. Un peu plus tard on s'aperçoit qu'HILARION est toujours à la traîne : il a des ennuis avec son moteur hors bord. On se déroute pour aller voir ce qui se passe et Alain lui propose un remorquage provisoire qu'il refuse ....Les choses s'arrangent et à midi 1/2 on passe les Hors, le vent se lève. On va direct vers la pointe de Bilfot mais Olivier conseille la petite anse à la pointe de Minard. Alors tout Bavaria 34 "speed" qu'on est on se fait allègrement doubler par le First 21 qui fonce du vent plein les voiles !.....C'est quoi cette histoire ? " - Alain fait quelque chose !!!!" L'histoire c'est que nous avons ramassé un gros paquet de goémons qui freine l'hélice....Après le pique nique, Nathalie a la gentillesse de plonger pour nous débarrasser des goémons. On repart vers 17h pour Paimpol : arrivée royale toutes les portes de l'écluse sont ouvertes ! On s'amarre tous au même ponton et...nouvel apéro que viennent partager, depuis Lézardrieux, Michel et Vonette. Ensuite on finit la soirée sur " OBERENN " Malgré l'apéro ponton, on engloutit les 7 pizzas commandées par Olivier. L'air de la mer " ça creuse ! "

Dimanche 27 Juillet:

3ème étape : Parcours libre au gré de chacun pour fermer le triangle. Réveil (pour moi) en fanfare ou plutôt au bruit du moteur....Alain m'annonce qu'on est parti ! Décision prise devant la fermeture imminente des portes de l'écluse ! et mon capitaine n'aime pas les passages d'écluses à Paimpol (Tam, toi qui a battu tous les records et qui est le champion incontesté, soit indulgent !). Je suis furieuse, nous n'avons pas eu le temps de dire au revoir aux autres et j'espère qu'ils nous pardonneront.
Donc, on a quitté Paimpol à 8heures, le ciel est un peu voilé, le bulletin météo annonce vent de Nord-Ouest 3-4B. On va s'amarrer quelques heures à St Quay le temps d'aller faire une ballade vers le sémaphore en attendant la renverse du courant.

 
Au retour le vent est régulier, on navigue toutes voiles dehors et on retrouve Dahouët "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage" même si nous sommes allés moins loin ....

Avec l'accord du capitaine de " SWELL "
                                                                 Chantal

SAINT MALO 28 et 29 juin

SAINT MALO (28 et 29 juin 2014)

Trois bateaux ont répondu à l’appel :

OBERENN avec Olivier et Nathalie

PAPILLON avec Denis et Valérie

GENESIS avec Gilles et Nadège qui ont embarqué Patrick tout émoustillé à l’idée d’essayer un SO 32 et de vérifier si sa barre à roue était mieux adaptée à ses bras que celle d’un Dufour 40.

Samedi 28 juin : Départ groupé à 9 heures 30.

Olivier, la veille, nous avait annoncé une météo «sympa»….Elle le fut surtout pour nos voiles qui sont restées sagement roulées et logées dans leurs lazy bags  pendant toute la route. Pas la moindre petite risée, ni de petits mouvements de houle même au passage du cap FREHEL. La Manche ressemblait à un lac !

Les régimes de moteurs réglés à 4.5 nœuds toute la petite flottille à la queue leu leu fit route classique via Rohein, les Landas etc….

Vers 10 heures 30 après avoir vérifié que le pilote et le moteur fonctionnaient à merveille, Patrick nous proposa un petit breakfast agrémenté de pains aux raisins achetés à la boulangerie de Binic juste avant de partir. Sympa….

Après avoir passé les Landas, OBERENN  rejoint la côte pour étaler moins de courant mais comme nous ne sommes pas pressés et qu’il fait relativement beau et doux, il est décidé de poursuivre la route sans changer de cap et de déplier la table de cockpit pour faire honneur au buffet froid qui se trouvait dans le frigo…..

Après le repas et avoir laissé  Nadège et Patrick en veille et en grand bavardage, je vais m’adonner à une petite sieste réparatrice.

Au réveil et passé FREHEL, les trois bateaux se regroupent, pour faire route à vitesse réduite et sous une bonne averse vers la passe d’entrée sur SAINT MALO, où nous sommes accueillis par un banc de grands dauphins.

Etant un peu en avance OBERENN nous conduit  jusqu’à la zone d’attente devant l’écluse, où après avoir pris un coffre il nous accueille gentiment à couple sur son tribord, PAPILLON venant se mettre sur son bâbord.

Comme toujours les discussions vont bon train sur les conditions de navigation, la météo déplorable et j’en passe….avant que je commence à m’inquiéter des conditions de passage de l’écluse .Olivier me parle alors d’éclusiers exigeants,  de toulines et d’amarres de 30 mètres à faire passer ?!. Comme Denis sur PAPILLON, je n’ai aucune amarre de cette longueur à mon bord et Olivier nous propose de passer l’écluse à couple d’OBERENN.

Le haut-parleur de l’éclusier nous ayant averti de l’ouverture imminente, on largue tout pour se présenter devant la porte. Vu le nombre important de bateaux qui se présentent je pense que ça va être un joyeux bazar comme à PAIMPOL. Un fois les portes ouvertes j’ai vite compris qu’il y avait largement de la place pour tout le monde, me remémorant mes lectures concernant le passage de l’écluse de MIRAFLORES à PANAMA, les spectateurs sur gradins et les mulas en moins…

Comme convenu OBERENN a reçu les toulines, a passé ses amarres et nous a reçu à couples.

Je me suis aperçu avec un peu de retard et par inexpérience que c’était la pauvre Nathalie avec ses petits bras musclés qui maintenait les trois bateaux en place en se cramponnant à son amarre ! Je me ferais pardonner au  passage de sortie.

Direction le ponton visiteur bien encombré, où nous nous amarrons à couples en troisième et quatrième lignes, mais pas trop loin des sanitaires.

Le seul moment sportif de la journée, consistera à enjamber 7 lignes de filières à des hauteurs différentes, les bras chargés de bouteilles, de cacahuètes et de saucisson pour rejoindre PAPILLON, où Valérie et Denis nous avaient conviés à un apéro.

Patrick me confiera être un peu déçu de n’avoir pu profiter pleinement de la barre de GENESIS. Ne t’en fais pas mon gars, tu te rattraperas demain, la météo annonçant du 5 près serré, bon plein !

Après un petit souper frugal (sans soupe) réunion des équipages pour une petite virée nocturne dans l’intra-muros.

 Olivier, qui semble connaître les lieux et les bonnes adresses, conduit directement la petite troupe vers «  le coin d’en bas de la rue du bout de la ville d’en face du port », où se trouve un estaminet du même nom. IL  y avait de la lumière et nous sommes entrés dans cet endroit complétement loufdingue et atypique, comme il n’en existe qu’en Bretagne. Le décorum laisse bouche bée et les mots me manquent pour apporter un semblant de description ! Il y a un site sur internet qui mérite une petite visite virtuelle.

Les dames se laissent tenter par un « MALO SAINT » dont malheureusement je ne me rappelle plus la recette (faudra que j’y retourne et pour ce faire j’ai acheté deux amarres de 20 mètres dès le retour à BINIC)

Vers 22 heures 30 retour aux bateaux par les remparts en partie haute et par les quais en partie basse.

Le long d’un quai au pied des remparts se  trouve stationné un magnifique Ketch tout neuf sorti d’un chantier non identifiable et immatriculé en Suisse. Il est vrai que d’immatriculer un tel bateau en France risquerait fort d’éveiller les soupçons de l’administration fiscale. Chacun s’extasie sur les éléments d’accastillage de dernière génération et notamment sur la taille des winches d’un diamètre supérieur à celui d’un tambour de sèche-linge ! Je reste songeur en pensant que  le mât et la bôme doivent bien valoir à eux seuls le prix de mon bateau….

Le marchand de sable étant passé, et pour continuer les rêves, chaque équipage regagnera son bord pour une extinction rapide des feux.

Dimanche 29 juin  Grand beau soleil au réveil. Après les petits déjeuners et les ablutions matinales, Olivier  annonce le passage de l’écluse pour le dernier sassement de 11 heures, ce qui nous permet de faire une petite promenade en front de mer et de constater que les prévisions météos sont justes. Il y a du vent !

A l’heure dite, le passage de sortie de l’écluse se fera dans le même ordre, sauf que cette fois j’aurais à cœur et le geste de prendre une amarre d’OBERENN pour maintenir les 3 bateaux en position et éviter ainsi des souffrances musculaires à Nathalie.

La sortie de Saint Malo se fera avec un bon vent dans le nez établi au Nord-Ouest et de force 5.

Quelques degrés de barre sur bâbord et route au près fort serré sur le cap Fréhel avec un ris dans la grand-voile et le génois légèrement roulé. J’essaye de suivre la route d’OBERENN mais force est de constater que je suis pénalisé par mon petit tirant d’eau. Peut-être que les auloffées et le courant nous permettront de passer Fréhel sur un bord. Que nenni, comme pour OBERENN, il nous faudra virer pour gagner le large.

La mer est relativement agitée, mais le bateau étant bien équilibré, nous pourrons tranquillement engloutir les sandwiches que Nadège avait précautionneusement préparés avant le départ. L’air du large, ça creuse !

Après quelques miles au large, nouveau virement de bord pour faire cap sur le passage d’Erquy au bon plein. OBERENN disparaît rapidement à l’horizon et il y a bien longtemps que nous avons perdu de vue PAPILLON sur l’arrière.

Je passe alors la barre à Patrick qui peut enfin se faire plaisir à 6,5 nœuds de moyenne, voire plus sur le fond. Il me confie que la barre à roue lui convient parfaitement et il ne la lâchera plus jusqu’à BINIC me laissant le soin de régler les voiles et de vérifier le cap !

Ça va vite et en sortie du passage d’Erquy, nous remontons sur un bateau. A  ma grande surprise et en le doublant je m’aperçois qu’il s’agit de PAPILLON. Comment a-t-il fait pour être devant ? Denis m'avouera par la suite avoir mis au moteur pour passer le Cap Fréhel car étant en équipage réduit les conditions de navigation commençaient à être un peu difficiles pour lui.

En baie de SAINT BRIEUC, le vent continue à forcir avec de bonnes rafales à 6 rendant la mer bien chaotique, mais toujours sous un soleil généreux. Patrick ayant du mal à tenir le bateau sur son cap, j’ouvre un peu la grand- voile, ce qui nous donnera un peu de confort mais nous fera perdre un peu de cap. Mais ce n’est pas grave, comme il reste quelques miles à parcourir on rattrapera au moteur.

Vers 17 heures 30 nous rejoignons OBERENN  qui est au mouillage devant la jetée du port et comme il est encore tôt, nous faisons de même en attendant l’ouverture de la porte. On en profite pour ranger le bateau et prendre quelques moments de détente physique devant un petit gouter.

PAPILLON après quelques petits détours dont il a le secret, nous rejoindra  par la suite pour rentrer au port après cette belle et sportive journée de navigation.

Merci à Nathalie et à Olivier pour nous avoir guidé avec beaucoup de gentillesse pendant ce week end malouin. Merci à Valérie et Denis pour l’apéro du samedi soir et pour leur habituelle jovialité. Merci à Patrick d’avoir été un équipier en tout point remarquable sur GENESIS.     

 GILLES

SORTIE APPB - CNB 14 et 15 juin

SORTIE APPB – CNB du 14 et 15 juin 2014

 

Ce samedi 14 juin 2014, le soleil brille et le ciel est bleu pour cette sortie commune entre le Club Nautique de Binic et l’APPB. La mer est belle et le coefficient de marée parfait pour une sortie vers les iles de Saint Quay.

Il n’y a pas foule pour cette sortie : 4 bateaux APPB pour embarquer 3 personnes du CNB Patrick, Nathalie et moi. Nous embarquons vers 10 h 30 sur les bateaux de l’APPB. Patrick embarque avec Guy, Nathalie et Olivier avec Claude sur le bateau présidentielle. Deux bateaux de l’APPB nous accompagnent.

Très vite Patrick et Guy se dirige vers le large pour relever les casiers. Pendant ce temps Claude installe les lignes à maquereaux. Ca y est le matériel est en place, la pêche peut débuter.

12 h 00, la marée basse n’est plus loin, il est temps de se diriger vers les iles de Saint Quay pour s’échouer sur la plage. Claude me demande de me mettre à l’avant du bateau pour se frayer un chemin entre les cailloux. Un paradoxe pour nous les voileux et notre tirant d’eau, on passe notre temps à éviter les cailloux. Claude maitrise parfaitement les lieux et le bateau s’échoue tranquillement sur la plage très vite accompagné des 3 autres bateaux.

13 h 00 c’est l’heure de l’apéro suivi d’un pique-nique. En attendant la marée montante, c’est balade et découverte. Françoise (la femme de Claude) nous fait déguster les algues au fil de notre balade entre les rochers. 

17 h 00 la marée est de retour, nous pouvons repartir vers le port de BINIC 

Après cette journée, nous nous retrouvons le samedi soir pour un apéro suivant d’un repas à la cocotte.

Dimanche 15 juin : Les membres de l’APPB sont 3 pour sortir sur nos voiliers. Claude Françoise et Dominique embarque sur OBERENN II. Patrick embarque Guy. 

La mer est calme. Décision est prise de prendre la direction de Bréhat. Patrick et Guy se dirige vers les casiers posés la veille. La brise de Nord Nord Est monte, Force 4 puis Force 5, la mer se creuse, nous tirons des bords. Après deux heures de navigation, nous prenons la décision de déjeuner à Bréhec. Pendant ce temps, Patrick a des soucis de voiles d’avant et nous averti par VHF de sa décision de faire demi tour et direction le Port de Saint Quay.

A Bréhec, le mouillage devient de plus en plus désagréable. La houle rappelle à Dominique que la nuit a été courte. Le vent monte encore Force 6. Le mouillage devient franchement désagréable. Nous prenons la décision de lever l’ancre. La mer est formée, l’équipage souffre. Je prends la décision de s’abriter à Saint Quay.

Arrivée à Saint Quay, on retrouve Patrick et Guy. Nous prenons ensemble un café chaud et du chocolat pour nous réconforter. 

Les portes de Binic vont ouvrir. Le vent se calme et la mer s’assagit. Nous appareillons direction BINIC. Nathalie décide de changer de bateau pour rentrer avec Patrick et Guy. Le weekend se termine. Nous rentrons  tous aux ports de Binic. Après un apéro à notre retour, nous prenons la décision de recommencer cette échange entre le CNB et l’APPB l’année prochaine. Espérons avoir plus de chance pour la pêche et la sortie en mer.

 

Olivier.

JERSEY

JERSEY (week end de l’Ascension) 

Du 29 au 31 mai 2014

Au programme initial il était prévu “Sortie sur Roscoff”, mais les conditions météorologiques annoncées, laissaient entrevoir une navigation longue, difficile et une arrivée très très tardive….Il fut donc décidé à l’unanimité générale des participants (skippers et équipiers) de faire route avec de conditions un peu plus confortables vers JERSEY.

OBERENN avec Olivier, Nathalie, Anne et Patrick, largue donc ses amarres vers 8 heures 30.

GENESIS avec Gilles et Nadège qui, arrivés dans la nuit, ont profité d’une demi-heure de sommeil en plus, largue ses amarres vers 9 heures.

Le premier se permet un petit détour par les roches de ST QUAY. Le second  trace la route  par la Caffa et le Grand Léjon. Passé le Grand Léjon, le vent calme au départ s’établit à 18 nœuds avec une mer plus chaotique de trois quart arrière et par moment un petit crachin bien breton, nécessitant une navigation attentive et des actions de barre quasi permanentes pour tenter de tenir le bateau sur une bonne assiette.

Vu l’allure portante et le vent d’ouest généreux les miles défilent rapidement mais sur GENESIS et compte tenu des conditions de mer, Nadège rend l’âme et par la même occasion son petit déjeuner, promettant, avant de s’engouffrer de sa cabine, qu’elle ne remettrait plus jamais les pieds sur un bateau… (Promesse vite oubliée au réveil en vue des côtes de JERSEY) .

Après environ 8 heures de navigation  bien humide (c’est long 8 heures tout seul à la barre sans pouvoir mettre le pilote !) GENESIS avec son équipière bien réveillée et ayant retrouvé l’usage de la parole,  entre dans le port de JERSEY à la recherche d’OBERENN.

Horreur et stupéfaction ! Non seulement on arrive un peu tôt, mais de surcroit environ 80 bateaux alignés à couple sur trois rangs dans le travers de l’avant-port attendent devant le seuil d’entrée de la Marina. OBERENN est dans le tas mais impossible de le repérer vu la masse.

Après environ 2 heures à faire des ronds dans l’eau et à visiter les petits recoins du port de ST HELIER et de ses alentours, GENESIS se présente enfin dans la marina pour y croiser OBERENN en route vers un nouvel appontement après quelques péripéties avec la capitainerie du port vu son important tirant d’eau.

L’avantage avec un gros bateau c’est de pouvoir se loger dans des endroits calmes. J’ai déjà pu le vérifier à plusieurs reprises ! GENESIS quant à lui, après s’être faufilé entre trois rangs de bateaux parvient finalement à se mettre cul à quai, bien calé entre deux bateaux à moteur. Ce n’est pas vraiment le grand calme vu l’environnement mais nous sommes bien contents d’être  logés et en plus nous avons le bonheur d’avoir un branchement électrique.

Une fois les amarres passées, Olivier se précipite pour nous convier à un apéro sur OBERENN et c’est avec un grand plaisir que nous nous dirigeons vers le ponton des grands yachts et son environnement calme et feutré.…. .Je me rappelle juste que l’ambiance à bord fut très conviviale et amicale avant que je ne sombre assez rapidement dans un état semi comateux, non pas dû à un abus d’alcool, mais plutôt à un gros coup de fatigue !

Extinction des feux après un petit souper frugal agrémenté de petites pilules pour calmer les vieilles douleurs musculaires !

Vendredi 30 Mai : au réveil vers 10 heures (je ne me rappelle plus s’il s’agissait de l’heure anglaise ou française) : tempête de ciel clair, plein soleil et température quasi estivale !

Les équipages s’éparpillent dans le centre commercial de ST HELIER, certains ou certaines pour répondre à des pulsions mercantiles. La recherche d’une boite métallique joliment décorée et contenant du thé s’avérera être un challenge redoutable….qui nous conduira jusqu’à l’heure du repas de midi.

Pour l’après midi Olivier et Nathalie nous proposent une excursion à partir de la gare routière de  SAINT HELIER vers SAINTE CATHERINE et retour à pieds vers GOREY par le chemin côtier. En fait, pressés de prendre le premier bus, nous ferons l’inverse. Belle ballade bucolique et quelquefois sportive avec franchissements d’obstacles provoquées par d’importants glissements de terrains non stabilisés….le tout sous un soleil généreux.

Arrivés à SAINTE CATHERINE, les langues bien pendantes, ce fut la consternation et la désolation générale. Les brasseries locales ont complétement oublié cet endroit, où les troquets ne servent que des boissons enfantines ! Tous nos rêves de bonnes chopes de bière bien fraiche ne nous lâcheront plus jusqu’au retour à SAINT HELIER où nous avons pu constater qu’il est illusoire, en fin de semaine et quand il fait beau, de trouver une place dans un quelconque débit de boissons.

Heureusement, tout le monde s’est vite retrouvé sur GENESIS pour un apéro, où Nadège toujours prévoyante avait empli le frigo  de cannettes de bières belges et autres boissons désaltérantes mais à consommer avec modération.

La soirée se poursuivra dans la bonne humeur par :

-Un  resto Fish & chips avec une bonne pinte de bière

-une petite balade digestive et nocturne dans St HELIER  où l’une d’entre nous a vu « un totem » ! Personnellement je n’ai pas vu les indiens !

-un retour sur GENESIS pour une tisane ou un alcool fort au choix avant de rejoindre les couchettes.

Le tout (et là je me rappelle bien) dans une ambiance très conviviale et amicale.

Samedi 31 Mai : Après les ablutions matinales, et vers 11 heures OBERENN et GENESIS larguent les amarres, pour faire route de retour vers Binic, toujours sous un soleil généreux et avec un petit vent de 10 à 12 nœuds de travers. OBERENN en profite pour sortir son spi et disparaître à l’horizon. Sur GENESIS après le repas et après avoir mis le pilote et Nadège en veille, j’en profite pour aller faire une petite sieste. Rien que du bonheur…

Donc route de retour calme, reposante et bronzante avec la digue du port de BINIC, en approche vers 20 heures 30.

Tous les vieux gréements de la fête de la morue sont de sortie et animent l’entrée de l’avant-port sous un soleil couchant magnifique faisant éclater une multitude de couleurs typiquement bretonnes.

C’est avec ces belles images, ces bons souvenirs et autres anecdotes que chaque équipage rejoindra son appontement avant de plonger pour certains dans l’ambiance finale de la fête de la Morue et pour d’autres dans un sommeil profond.

GILLES