Convoyage Juin 2012

Bonjour,

Vous avez entendu parler ou avez vu "JOANNA", notre  Gib Sea 402 acheté à Golf Joan et convoyé jusqu’à Binic en mai- juin.

Le 27 avril, sans revoir notre vendeur absent, nous prenons possession de Joanna espérant sortir dès le samedi. Rangement, inventaire, récupération de la survie nous prenne du temps. Le café à l’eau de mer nous laisse perplexe! Pourtant il a été fait avec de l'eau prise au robinet de la cuisine. Nous devons trouver avant de quitter le port. La vanne d’eau mer lorsqu’elle est ouverte distribue la mer à tous les robinets ? en fait  rien de grave mais bon déjà un truc à changer, la liste des travaux  ne fait que commencer.

Le 29 avril, après avoir passé une excellente journée avec les Frères de la Côte à l’île St Marguerite (petit paradis sauvage à une encablure du béton de Cannas), nous partons le soir même pour la Ciotat. Du prés, mais sans tirer de bord, 80milles rapidement parcouru, avec juste 2 heures de moteur, pour la Méditerrannée, c'est bien. Chouca et Jean Michel (futur skippeur) nous y accueillent. Réunion de Havrais à bord, et le lendemain visite des Calanques que nous ne connaissons pas.  

Puis départ avec notre fils vers Minorque.

Nous appareillons le 2 mai après un petit tour de marché bien agréable sous les platanes. Traversée  au près ou sans vent. Finasser dans 7 à 8 nœuds de vent avec du clapot n'est manifestement pas la tasse de thé de Joanna. Au 2/3 de la traversée le vent rentre et nous atterrissons à Fornells avec 20 à 25 nœuds. Arrivée en tirant des bords et prise de coffre à la voile, le moteur a désamorcé…Cela ne nous empêche pas d’admirer cette île. Le lendemain jolie navigation entre Fornells et Mahon en fouinant dans les petites criques. Magnifique! Nous sommes tombés sous le Charme. Nous y reviendrons.                                

Majorque nous accueille, pour le changement d’équipage. Yves remplace Erwan qui nous quitte le 10 mai, sans avoir oublié de souhaiter "bonne fête maman".

Visite de la très belle ville fortifiée de Las Plamas, puis le lendemain après avoir refait le plein de gas-oil, traversée sans vent au moteur avec un peu de voile de temps à autre jusqu'à …. ratapouf pouf pouf…, le moteur refait le coup du désamorçage, et malgré diverses tentatives de nettoyage des filtres et de purges, rien n'y fait, il ne redémarre pas. La voile étant une école de patience, nous attendons qu’Eole se lève en surveillant les feux rouges ou verts, qui passent pas si loin. Heureusement il n’a pas décidé de faire la grasse matinée.

Carthagène, accueil en français avec un zodiac pour nous mettre à quai. Arrivée rapide d’un mécano, qui nous change un raccord, sois disant fuyard, ainsi que les filtre et pré filtre à gas-oil. Donc tout doit maintenant être OK.                       

Après avoir fêter dignement l’anniversaire d’Yves, avec "DAOUDAN", bateau d’amis également en convoyage, retrouvés au hasard de cette escale imprévue, nous voilà repartis le 15/05 pour la Mer d’Alboran, direction Almeria. Stop  touristique de deux jours durant les quels nous parcourons les sierras (plus grand désert d'Europe) dont la sierra Alhamilla avec les studios de cinéma de Tabernas où furent tournés les "spaghetti western" de Sergio Léone. Nous continuons vers le parc national du Gabo de Gata, aux côtes rocheuses entrecoupées de quelques belles plages de sable, le tout resté sauvage, sans béton, véritable prouesse en Espagne! Nous finissons par l'Alhambra de Grenade avec ses fameux jardins. Tout en a été dit, mais c'est vraiment magnifique.        

Mais au retour de notre périple, la météo s’est dégradée, avec 35 nœuds d'ouest annoncé pour 3 jours, nous obligeant à rester au port. Nous en profitons pour visiter Almeria et sa citadelle entourée de cactus, ( 2ème plus grande fortification Barbaresque après Grenade).                                         

 Tout cela compromet sérieusement notre relève d'équipage prévue le 22/05 à Malaga. Yves nous quitte, prenant le train pour rejoindre son avion. Le lendemain 21/05 la météo n'annonçant plus que 25 noeuds, nous reprenons la mer. Nous ferons demi-tour, devant une mer casse bateau et un bon 35 nœuds établi et vous avez deviné : dans le nez. Nous renonçons à être à l’heure à Malaga.

Départ au petit jour : au moteur, décidément la Méditerranée ce n'est pas notre coin de navigation préféré. A notre arrivée à Malaga le 23/05 à 2H du matin, la police portuaire nous attend et  exige 60 euros en espèces de suite pour un bout de quai. Palabres, le ton monte. Nous ne voulons pas payer en espèces. Les policiers excédés, par notre refus, finissent par l'arguer nos amarres!!! Nous quittons ces lieux inhospitaliers pour Benalmadena 8 miles plus au sud. Là accueil super, et marina de grande qualité, le tout pour 14 euros avec eau, électricité et sanitaires, sans commentaires !!! Nos équipiers nous y rejoignent et nous appareillons à 21h50 après un repas au restaurant.

 Pas question de s’ arrêter à Gibraltar, le temps nous pousse , mais pas le vent,  nous devons mettre le moteur soudain au petit jour, baisse de régime, Marc est aussitôt sur le qui-vive, le moteur ne cale pas mais le régime varie sans cesse. Le Rocher nous tend les bras, nous nous y amarrons le 24/05 à 10h30. Cette fois les bactéries dans le réservoir ne font plus de doute. Nous remplaçons à nouveau les filtres, et partons à la recherche de biocides miracles. 15H00 le moteur tourne rond, mais la journée est bien avancée, et je ne souhaite pas passer le détroit de nuit. Nous décidons de profiter des lieux, et de ne partir que le lendemain 25/05.                    

15 nœuds d'est nous passons le détroit sous spi, puis cela forcit et nous finissons avec 25 nœuds, 2 ris et génois un peu roulé,  Adieu Cadix  nous taillons la route pour rattraper un peu le retard. Je dois prendre l’avion le 27 mai à 18h00 à Lisbonne. Dans l'après midi le vent tombe quelques minutes puis revient dans l'ouest. Dur dur, nous sommes au près serré, mais tout ce passe bien, nous faisons route sur un bord et arrivons à Faro le 26/05 à16H00. Regret ne  pas pouvoir  flâner dans la magnifique lagune de Faro. Location de voiture. Nous sommes à l'heure pour mon départ et l'embarquement de Jean Claude.                             

Jean Michel prend le relais comme skipper. Nous ne reprenons la mer que le lendemain 28 mai. Grande première pour moi, je suis sur un bateau, sans Marc. 1ère escale à Lagos  où  soleil, resto nous font de nouveau penser vacances.                        

Puis nous partons en attente dans la baie de Sagrès, sous le  Cap St Vincent, que nous passons tranquille après deux jours d'attente d'une météo favorable.       

Nous tirons au large du Portugal, espérant rattraper notre retard, en évitant  les pièges à poissons et les alizés Portugais. Les dauphins ont fait notre bonheur plusieurs heures.                                                           

Nous atterrissons sur Bayona, juste à la frontière, Espagnole.                   

Visite, repos, et nous voilà près à visiter la Galice, hélas sans soleil, mais dans la bonne humeur.

Le Cap Finistère redouté est finalement sympa.       

La Corogne et sa tour d’Hercule nous accueille, sous un ciel noir mais nous ne nous laissons pas abattre, 8 juin, nous sommes  en temps et heure, retard rattrapé.           

Jean Michel et Chouca nous quittent, Jean Claude prend le poste de skipper, Josette son épouse  ainsi que Jean, nous rejoignent. La météo a décidée d’être sympa, vent enfin portant dans une force correcte, nous partons dès le lendemain 12 juin pour la traversée du Golf de Gascogne. Traversée escortés régulièrement par nos amis les dauphins et en allure portante jusqu’au bout mais un peu dur pour Josette qui la passe dans sa couchette.  Arrivée en vu des côtes tout est oublié.

Concarneau où Marc vient nous rejoindre le temps du WE.                                 

Puis stop à Camaret, l’équipage sérieux, n’est pas allé voir les filles le beau temps nous permet de continuer sur l’Aber Wrach, sous le soleil, mais à l’arrivée, la  météo, du jeudi 21 juin n’est pas vraiment ce que nous aimerions, mais…  force 6/7 au portant sous le vent de la cote ne nous paraît pas rédhibitoire avec Joanna, de plus Marc nous attend à Trébeurden, pour le vendredi. Nous partons en ciré et bottes, puis peu à peu le vent monte en passant à l’ouest, moins bien pour la mer, il s’établit à 35 , 40 noeuds. Dans un grain nous avons vu l'anémomètre passer les 50, heureusement pour revenir à 35/40.  L’île de Bath approche et le vent mollit à 20/25, derrière l’île la mer s’apaise. On hésite puis le skipper décide Trébeurden et non Roscoff. Nous passons juste les amarres lorsque nous entendons de nouveau le vent souffler, mais nous sommes à Trébeurden, et bien contents. JOANNA inspire vraiment confiance. Demain séchage des voiles, et grasse mat. Nous l’avons bien méritée.

Marc et Anne  arrivent dès le vendredi soir pour finir avec nous ce périple.

Derniers jours du convoyage, samedi 23 juin, nous devons retrouver les Binicais à Port Blanc, mais la météo les a découragés. C’est sous spi et sous le soleil que nous avons passé la journée,

« Qui trop écoute la météo……»

De ce fait nous sommes allé jusqu’à Lézardrieux. Et là il a plu et pas pour rire, «…  reste au sec sous la couette »  jusqu’à l’heure de la marée et c’est  encore sous spi que nous sommes arrivés à Binic, sans pluie, sans soleil, mais joyeusement.

A l’heure de l’ouverture des portes dimanche 24 juin , saluée par l’équipe du Port de Binic, JOANNA est arrivée à son nouveau port d’attache, ponton B. 

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